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Ayant peur d’être intégrée dans un cours de cuisine en chinois ou je ne comprendrai pas tout, j’ai décidé d’organiser mon propre cours de cuisine via couchsurfing. Le principe est donc, d’échanger ses recettes de cuisine.

Comment ça marche ?

Suite à une annonce que je poste, un potentiel professeur, propose une potentielle recette.  Ensuite on se donne RDV un samedi après midi en face du super marché près de chez moi. N’importe quelle personne ayant lu l’annonce pouvait aussi se joindre à nous. Nous étions six au 1er cours, quatre au 2ème . La première édition a eu lieu le 15 décembre dernier. On fait les courses ensemble (très pratique parce que je n’ai absolument aucune idée de comment cuisiner les 3 /4 des aliments des supermarchés à Taiwan).

On rentre à la maison, on se réunit autour de la table, remonte nos manches et commençons à couper les différents ingrédients, une fois ce laborieux travail achevé, nous, nous rendons dans la cuisine et « l’enseignant », nous montre les différentes étapes à respecter.

Ensuite nous mangeons le fruit de notre labeur riche en découverte. 

L’idée est ensuite que chacun des participants enseigne un nouveau plat taïwanais, ou de son pays, le cas échéant.

Nous avons déjà appris ces recettes:

Porc Sauce à l’ail – 蒜泥白肉

Nouilles de riz sautées – 炒米粉

Pour ma part, j’ai enseigné la recette du Yassa et du Mafé !

…  à suivre….

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On a tous un jour regardé une TV show américain, pour se divertir en se cultivant (Rome), en s’abrutissant (Gossip girl), en se tenant en haleine (Dexter), pour vivre son histoire d’amour par correspondance (Santa Barbara)… Bref, ici le TV show taiwanais, qu’on appellera Drama, excelle dans cette dernière catégorie : Santa Barbara !

Dans celui que je regarde pour le moment, Drunken to love you -醉後決定愛上你,  宋杰修 est éperdument amoureux de  唐艾薇 qui pour certaines raison ne veut pas se marier, de l’autre coté, 林曉如rêve de la demande en mariage de 向霆威, qui lui demande, mais qui finalement doit se rétracter pour une raison que l’on ne connaîtra que plus tard… Bref, le tout dans un jeu d’acteur à frôler la nomination aux oscars !

De l’amour donc et à toutes les sauces.

En voici un extrait, mais je pense qu’elles sont toutes un peu pareille :

 

 

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, ici, il y en a de tout le continent asiatique 

 

La recette:

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Ingrédients: Nouille de riz, choux blanc, oignons, Oignons vert, carottes, un paquet de champignons déshydraté, un paquet petites crevettes déshydratés, petits morceau de porc, coriandre, cèleri  un paquet d’échalotes ou oignon déshydratés croustillant. Sauce soja

étapes:

Trempez les champignons et les petites crevettes et les nouilles dans de l’eau froide séparément.

Coupez le chou, carotte, oignons verts en petit.

Badigeonnez les morceaux de porc de sauce soja

Chauffez le wok, mettre deux cuillères à soupe d’huile.

Ajoutez les oignons verts et les carottes. Laissez à feux fort 5 min. Diminuez le feux et ajoutez progressivement, les crevettes et champignons (égouttés), et le porc. Mélangez 1min.

Le dernier légume à ajouter est le chou et les échalotes déshydratés croustillante.

Remettre 2 cuillères à soupe de sauce soja et deux cuillères du jus de champignons et un verre d’eau.

Cuire à feu moyen jusqu’à ce que ça semble bouillir.

Arrêtez le feu et plongez les nouilles dans le wok. Mélangez. Remettre le feu et mélangez jusqu’à ce que le parfum se soit répondu sur toutes les nouilles.

Servez en plaçant de la coriandre et du céleri au dessus.

Mon avis: Très simple à faire, pour autant que l’on trouve tous les ingrédients. L’assaisonnement se fait visiblement uniquement par les légumes et la sauce soja. A mon grand étonnement, on n’a jamais rajouté de sel ni de poivre.

 

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La recette:

Ingrédients: Porc en fine tranche (format bacon ou spécial hot pot), ail, sauce soja épaisse légèrement sucrée, coriandre & céleri, (en plus au choix : huile de sésame).

La sauce à l’ail :

Mélangez trois grandes cuillère d’eau, une de sauce soja, une demie cuillère d’ail écrasé.

La viande:

1. Faire bouillir de l’eau dans une casserole.

2. Éteignez le feu, placez la viande dedans et remuez, sortez après une minute.

3. Égouttez la viande.

Le plat :

Mélangez un tiers de la sauce sur l’ensemble de la viande

Disposez joliment la viande dans une petite assiette

Disposez le reste de la sauce au milieu et au dessus du plat puis garnir avec un peu de coriandre et cèleri haché.

Mon avis: Plat très simple et très rapide à faire. Il faut adorer l’ail. C’est plus un « tapas » qu’un plat.

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Il y a quelques jours, j’ai écrit un article sur la nouvelle loi interdisant le port du masque de pollution à Taiwan. Cet article était une totale invention de ma part. Comme le mentionnait l’un des commentaires, « Il faut croire que la moitié de la planète a envie de cacher sa tête » et à juste titre, il faisait référence à la polémique autour du port du voile en Europe. J’ai donc inventé cet article en reprenant plus ou moins la même structure que les articles autour de cette polémique.

Et pourtant, pas de réactions de la part de mes lecteurs… peut-être, suis-je visionnaire, ou peut-être que les différentes atteintes dans nos démocraties, ne choquent même plus…

Bref, l’article était faux, mais le port du masque de pollution (Kou zhao), lui, est bien réel ! J’ai pris la peine d’en parler avec mon ami Yao Kuan, et il m’a donné quelques précisions .

Il dit que l’on met le masque (dans l’ordre de probabilité):

Lorsque quelqu’un a un rhume, pour ne pas contaminer les autres,

Lors des jours de pic de pollution,

Quand on roule à vélo, on est plus exposé, donc le masque est nécessaire.

Un autre amie me dit que :

L’air dans le métro est moins sain (espace clos donc plus de risque d’attraper quelque chose).

Quand on y réfléchi, c’est clair que le masque a son utilité ! Ici c’est tellement répandu que personne n’y prête attention. J’avoue m’être déjà dit, en roulant à vélo à Bruxelles que l’air était vraiment dégueulasse, mais jamais je n’aurais eu l’idée de mettre un masque.

Il me dit qu’avant les histoires de grippe aviaire, les gens portaient plus des masques flashions, mais que depuis lors, le masque simple (chirurgical) s’est généralisé. Il en a toujours une boite à la maison (usage unique) et toujours un dans le sac.

Yao Kuan m’interroge à son tour et me demande qu’est ce que je penserai d’une personne qui porte ce genre de masque à Bruxelles. Je lui réponds que si c’est un occidental, je penserai « oulahh cette personne doit être très très malade et si c’est un asiatique « ah, c’est un touriste 😉 ». Il me dit que pourtant c’est plus hygiénique et ne comprend pas les propos que je viens d’avoir, je me sens un peu bête…

Il me raconte que durant son année d’échange à Bruxelles, la première fois qu’il a eu un rhume, il a automatiquement porté son masque pour ne pas contaminer les autres… Il dit en riant, qu’il n’est vraiment pas passé inaperçu, je l’imagine se balader dans Ixelles, j’éclate de rire.

Je lui parle de mon idée d’article, il rit et me dit que par contre, le Kou zhao est interdit dans les banques… j’imagine le braquage en masque chirurgical, c’est à mon tour de rire à nouveau.

Après toute cette discussion, je me demande, si indépendamment des raisons qui viennent d’être évoquées, les Taiwanais, ont des soucis à se faire par rapport à la qualité de leur air. Je me rends sur le site de l’IBGE (Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement), de son équivalent taiwanais, EPA (Environmental Protection Administration).

Je passe un long moment à essayer de comprendre comment on mesure la qualité de l’air et j’arrive à déterminer que Taipei, est 1.6 fois plus pollué que Bruxelles (Je ne suis pas une experte, mais si quelqu’un a des choses à ajouter, je suis preneuse). Donc oui, porter ce masque peut être vital!

Mais attention, Bruxelles reste malgré tout fortement pollué (trafic routier chargé dans le centre et zones industrielles dans la ville) et d’après une étude de la pollution des villes européenne de mars 2011 (étude Aphekom) une diminution de la pollution dans la ville signifierait une amélioration de 7 mois de l’espérance de vie des Bruxellois. Finalement, le destin de Bruxelles est simple, réduire la pollution ou commencer à importer des Kou Zhao en masse dans quelques années…

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Après une polémique qui a durée des mois, Taiwan est devenu, ce samedi 1er décembre, le premier pays d’Asie à interdire le port du Kou zhao (masque de pollution) dans tout l’espace public. Une loi en ce sens a été votée dans la matinée.

Ce masque fait, depuis toujours, parti du paysage taïwanais, mais on a vu une augmentation de son utilisation depuis les évènements de 2005 (grippe aviaire). Une partie de la population s’est senti plus concernée par les problèmes sanitaires et environnementaux et a choisi de se protéger. Plus récemment (et en plus faible proportion), on a vu apparaitre le Kou zhao intégral, protégeant également les cheveux de la pollution.

Ils sont des milliers aujourd’hui à porter le Kou zhao, masque qui recouvre la moitié du visage. Parmi eux, on trouverait des gens de tous milieux sociaux,  mais surtout des jeunes.  Le débat de ces derniers mois portait essentiellement sur ces jeunes qui portent le masque : l’enjeu était de savoir s’ils avaient choisi librement de le porter ou s’ils l’avaient fait  sous la contrainte.

Cette loi prévoit que les personnes qui « se présenteront dans l’espace public le visage masqué ou dissimulé, en partie, de manière telle qu’ils ne soient plus identifiables » seront punies d’une amende et/ou d’une peine de prison de un à sept jours. ».

Officiellement motivé par la nécessité d’assurer la sécurité publique, le texte se veut surtout un message politique traduisant la volonté des parlementaires de condamner la remise en question par rapport aux conditions environnementales.  « L’image de notre pays à l’étranger est de plus en plus incompréhensible, les touristes n’osent plus venir de peur d’être confronté à des maladies liées à la pollution ! ».

Les réactions ne se sont pas fait attendre, des milliers des personnes sont descendus dans les rues. On pouvait lire des slogans divers mêlant des mots comme « discrimination » et « liberté d’expression ».

Les législateurs ne démordent pas : «  il faut que chacun soit identifiable, il en va de la sécurité de tous ! ».

Cette interdiction va avoir des conséquences à d’autres niveaux :

Ce masque, qui en Europe, est principalement utilisé dans le milieu médical, représente ici une grosse part de marché au niveau économique du a son utilisation quotidienne par une grande partie de la population. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans l’industrie du Kou zhao et des millions d’ouvriers risquent de perdre leurs emplois…

Une chose est sûre, c’est qu’aujourd’hui tout le monde parle de cette loi et certains dirigeants se demandent si elle ne serait pas une porte ouverte à des restrictions diverses en matière de liberté?

En savoir plus?

« Tu es nouvelle à Taipei ? »

C’est la question que m’a posé un expatrié anglophone alors que j’étais tranquillement assise dans le métro (MRT), attendant mon arrêt.

« oui » répondis-je.

« Mmm,  je le savais ! tu sais que manger, boire ou même chiquer est formellement interdit dans le métro ? » Me lance-il avec un sourire en coin.

« heuu non, je ne savais pas… », J’étais entrain de chiquer très discrètement (Et là, je suis sûre que vous m’imaginez mâcher mon chewin gum comme une grosse vache… Non ! Je chique toujours avec beaucoup de classe et d’élégance!).

« Hé bien, maintenant, tu sais ! Fais attention ! Tu pourrais recevoir une amende ! Bye», Fin de notre conversation surréaliste, il descend de la rame, me laissant avec un grand point d’interrogation… Est-ce une blague ? Une chose est sûre, c’est que mon chewing gum reste immobile dans ma bouche jusque la sortie de la bouche de métro !

Arrivée à la maison, je demande à ma colocataire, qui me confirme que chiquer est formellement interdit dans le métro et qu’elle s’est d’ailleurs retrouvée un jour face à un agent (carnet en main), prêt à verbaliser. Elle a bien sûre avaler son chewing gum ilicopresto jurant à l’agent qu’elle n’avait pas de chewing gum.

Parlons-en de ce métro:

 Il est ultra clean et de fait, en plus des différentes interdictions, il n’y a pas un trajet ou je n’ai pas vu une personne du service d’entretient. Un papier part terre, up , plus rien. Les usagers du MRT sont très respectueux, queue devant le métro avec marquage au sol, ligne à droite dans l’escalator pour les fainéants, passage libre à gauche pour les pressés. Des rames peu bruyantes. Bref,  Un service propre, rapide et efficace qui s’étend sur toute la ville ! La STIB à coté peu allé se cacher pour l’éternité.

Très récent, la première ligne du MRT (Mass Rapid Transit système) est mise en fonction en 1996. Ce projet, qui, dormait dans le tiroir d’un fonctionnaire depuis quelques années, était une solution idéale au problème de trafic dans la ville.

Le réseau compte aujourd’hui 10 lignes comprenant 112 km de voies et 102 stations.  Il transporte 1, 5 million de voyageurs par jour. Les indications sont en anglais et en Chinois. Le prix est en fonction de la longueur du trajet (on pointe en entrant et en sortant) et il est super raisonnable, environ 50 cent par trajet. Le MRT est ouvert tous les jours de 6h à minuit. C’est de toute évidence, le moyen le plus pratique de se déplacer dans la ville.

Pour 2020, le réseau comptera 300 km de voies donc le triple… A chaque station de métro, j’aperçois de grands panneaux encourageant les habitants à faire de Taipei une ville plus verte et en favorisant l’utilisation des transports en commun.

Il semble donc que la ville de Taipei aie visé haut avec des transports modernes et efficaces, ainsi que des stations villo dans toute la ville. Les alternatives à l’utilisation de la voiture sont de tailles. L’accessibilité et le bon fonctionnement du métro font croitre le nombre d’usagers de jours en jours ; l’objectif étant une meilleure qualité de vie à Taipei et des effets bénéfiques sur le plan environnemental. Une vraie politique donc en matière de transport en commun…

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