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La recette:

Ingrédients: Porc en fine tranche (format bacon ou spécial hot pot), ail, sauce soja épaisse légèrement sucrée, coriandre & céleri, (en plus au choix : huile de sésame).

La sauce à l’ail :

Mélangez trois grandes cuillère d’eau, une de sauce soja, une demie cuillère d’ail écrasé.

La viande:

1. Faire bouillir de l’eau dans une casserole.

2. Éteignez le feu, placez la viande dedans et remuez, sortez après une minute.

3. Égouttez la viande.

Le plat :

Mélangez un tiers de la sauce sur l’ensemble de la viande

Disposez joliment la viande dans une petite assiette

Disposez le reste de la sauce au milieu et au dessus du plat puis garnir avec un peu de coriandre et cèleri haché.

Mon avis: Plat très simple et très rapide à faire. Il faut adorer l’ail. C’est plus un « tapas » qu’un plat.

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Il y a quelques jours, j’ai écrit un article sur la nouvelle loi interdisant le port du masque de pollution à Taiwan. Cet article était une totale invention de ma part. Comme le mentionnait l’un des commentaires, « Il faut croire que la moitié de la planète a envie de cacher sa tête » et à juste titre, il faisait référence à la polémique autour du port du voile en Europe. J’ai donc inventé cet article en reprenant plus ou moins la même structure que les articles autour de cette polémique.

Et pourtant, pas de réactions de la part de mes lecteurs… peut-être, suis-je visionnaire, ou peut-être que les différentes atteintes dans nos démocraties, ne choquent même plus…

Bref, l’article était faux, mais le port du masque de pollution (Kou zhao), lui, est bien réel ! J’ai pris la peine d’en parler avec mon ami Yao Kuan, et il m’a donné quelques précisions .

Il dit que l’on met le masque (dans l’ordre de probabilité):

Lorsque quelqu’un a un rhume, pour ne pas contaminer les autres,

Lors des jours de pic de pollution,

Quand on roule à vélo, on est plus exposé, donc le masque est nécessaire.

Un autre amie me dit que :

L’air dans le métro est moins sain (espace clos donc plus de risque d’attraper quelque chose).

Quand on y réfléchi, c’est clair que le masque a son utilité ! Ici c’est tellement répandu que personne n’y prête attention. J’avoue m’être déjà dit, en roulant à vélo à Bruxelles que l’air était vraiment dégueulasse, mais jamais je n’aurais eu l’idée de mettre un masque.

Il me dit qu’avant les histoires de grippe aviaire, les gens portaient plus des masques flashions, mais que depuis lors, le masque simple (chirurgical) s’est généralisé. Il en a toujours une boite à la maison (usage unique) et toujours un dans le sac.

Yao Kuan m’interroge à son tour et me demande qu’est ce que je penserai d’une personne qui porte ce genre de masque à Bruxelles. Je lui réponds que si c’est un occidental, je penserai « oulahh cette personne doit être très très malade et si c’est un asiatique « ah, c’est un touriste 😉 ». Il me dit que pourtant c’est plus hygiénique et ne comprend pas les propos que je viens d’avoir, je me sens un peu bête…

Il me raconte que durant son année d’échange à Bruxelles, la première fois qu’il a eu un rhume, il a automatiquement porté son masque pour ne pas contaminer les autres… Il dit en riant, qu’il n’est vraiment pas passé inaperçu, je l’imagine se balader dans Ixelles, j’éclate de rire.

Je lui parle de mon idée d’article, il rit et me dit que par contre, le Kou zhao est interdit dans les banques… j’imagine le braquage en masque chirurgical, c’est à mon tour de rire à nouveau.

Après toute cette discussion, je me demande, si indépendamment des raisons qui viennent d’être évoquées, les Taiwanais, ont des soucis à se faire par rapport à la qualité de leur air. Je me rends sur le site de l’IBGE (Institut bruxellois pour la gestion de l’environnement), de son équivalent taiwanais, EPA (Environmental Protection Administration).

Je passe un long moment à essayer de comprendre comment on mesure la qualité de l’air et j’arrive à déterminer que Taipei, est 1.6 fois plus pollué que Bruxelles (Je ne suis pas une experte, mais si quelqu’un a des choses à ajouter, je suis preneuse). Donc oui, porter ce masque peut être vital!

Mais attention, Bruxelles reste malgré tout fortement pollué (trafic routier chargé dans le centre et zones industrielles dans la ville) et d’après une étude de la pollution des villes européenne de mars 2011 (étude Aphekom) une diminution de la pollution dans la ville signifierait une amélioration de 7 mois de l’espérance de vie des Bruxellois. Finalement, le destin de Bruxelles est simple, réduire la pollution ou commencer à importer des Kou Zhao en masse dans quelques années…

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Après une polémique qui a durée des mois, Taiwan est devenu, ce samedi 1er décembre, le premier pays d’Asie à interdire le port du Kou zhao (masque de pollution) dans tout l’espace public. Une loi en ce sens a été votée dans la matinée.

Ce masque fait, depuis toujours, parti du paysage taïwanais, mais on a vu une augmentation de son utilisation depuis les évènements de 2005 (grippe aviaire). Une partie de la population s’est senti plus concernée par les problèmes sanitaires et environnementaux et a choisi de se protéger. Plus récemment (et en plus faible proportion), on a vu apparaitre le Kou zhao intégral, protégeant également les cheveux de la pollution.

Ils sont des milliers aujourd’hui à porter le Kou zhao, masque qui recouvre la moitié du visage. Parmi eux, on trouverait des gens de tous milieux sociaux,  mais surtout des jeunes.  Le débat de ces derniers mois portait essentiellement sur ces jeunes qui portent le masque : l’enjeu était de savoir s’ils avaient choisi librement de le porter ou s’ils l’avaient fait  sous la contrainte.

Cette loi prévoit que les personnes qui « se présenteront dans l’espace public le visage masqué ou dissimulé, en partie, de manière telle qu’ils ne soient plus identifiables » seront punies d’une amende et/ou d’une peine de prison de un à sept jours. ».

Officiellement motivé par la nécessité d’assurer la sécurité publique, le texte se veut surtout un message politique traduisant la volonté des parlementaires de condamner la remise en question par rapport aux conditions environnementales.  « L’image de notre pays à l’étranger est de plus en plus incompréhensible, les touristes n’osent plus venir de peur d’être confronté à des maladies liées à la pollution ! ».

Les réactions ne se sont pas fait attendre, des milliers des personnes sont descendus dans les rues. On pouvait lire des slogans divers mêlant des mots comme « discrimination » et « liberté d’expression ».

Les législateurs ne démordent pas : «  il faut que chacun soit identifiable, il en va de la sécurité de tous ! ».

Cette interdiction va avoir des conséquences à d’autres niveaux :

Ce masque, qui en Europe, est principalement utilisé dans le milieu médical, représente ici une grosse part de marché au niveau économique du a son utilisation quotidienne par une grande partie de la population. La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans l’industrie du Kou zhao et des millions d’ouvriers risquent de perdre leurs emplois…

Une chose est sûre, c’est qu’aujourd’hui tout le monde parle de cette loi et certains dirigeants se demandent si elle ne serait pas une porte ouverte à des restrictions diverses en matière de liberté?

En savoir plus?

« Tu es nouvelle à Taipei ? »

C’est la question que m’a posé un expatrié anglophone alors que j’étais tranquillement assise dans le métro (MRT), attendant mon arrêt.

« oui » répondis-je.

« Mmm,  je le savais ! tu sais que manger, boire ou même chiquer est formellement interdit dans le métro ? » Me lance-il avec un sourire en coin.

« heuu non, je ne savais pas… », J’étais entrain de chiquer très discrètement (Et là, je suis sûre que vous m’imaginez mâcher mon chewin gum comme une grosse vache… Non ! Je chique toujours avec beaucoup de classe et d’élégance!).

« Hé bien, maintenant, tu sais ! Fais attention ! Tu pourrais recevoir une amende ! Bye», Fin de notre conversation surréaliste, il descend de la rame, me laissant avec un grand point d’interrogation… Est-ce une blague ? Une chose est sûre, c’est que mon chewing gum reste immobile dans ma bouche jusque la sortie de la bouche de métro !

Arrivée à la maison, je demande à ma colocataire, qui me confirme que chiquer est formellement interdit dans le métro et qu’elle s’est d’ailleurs retrouvée un jour face à un agent (carnet en main), prêt à verbaliser. Elle a bien sûre avaler son chewing gum ilicopresto jurant à l’agent qu’elle n’avait pas de chewing gum.

Parlons-en de ce métro:

 Il est ultra clean et de fait, en plus des différentes interdictions, il n’y a pas un trajet ou je n’ai pas vu une personne du service d’entretient. Un papier part terre, up , plus rien. Les usagers du MRT sont très respectueux, queue devant le métro avec marquage au sol, ligne à droite dans l’escalator pour les fainéants, passage libre à gauche pour les pressés. Des rames peu bruyantes. Bref,  Un service propre, rapide et efficace qui s’étend sur toute la ville ! La STIB à coté peu allé se cacher pour l’éternité.

Très récent, la première ligne du MRT (Mass Rapid Transit système) est mise en fonction en 1996. Ce projet, qui, dormait dans le tiroir d’un fonctionnaire depuis quelques années, était une solution idéale au problème de trafic dans la ville.

Le réseau compte aujourd’hui 10 lignes comprenant 112 km de voies et 102 stations.  Il transporte 1, 5 million de voyageurs par jour. Les indications sont en anglais et en Chinois. Le prix est en fonction de la longueur du trajet (on pointe en entrant et en sortant) et il est super raisonnable, environ 50 cent par trajet. Le MRT est ouvert tous les jours de 6h à minuit. C’est de toute évidence, le moyen le plus pratique de se déplacer dans la ville.

Pour 2020, le réseau comptera 300 km de voies donc le triple… A chaque station de métro, j’aperçois de grands panneaux encourageant les habitants à faire de Taipei une ville plus verte et en favorisant l’utilisation des transports en commun.

Il semble donc que la ville de Taipei aie visé haut avec des transports modernes et efficaces, ainsi que des stations villo dans toute la ville. Les alternatives à l’utilisation de la voiture sont de tailles. L’accessibilité et le bon fonctionnement du métro font croitre le nombre d’usagers de jours en jours ; l’objectif étant une meilleure qualité de vie à Taipei et des effets bénéfiques sur le plan environnemental. Une vraie politique donc en matière de transport en commun…

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En arrivant dans la ville, les deux premières choses qui me sont venus à l’esprit sont : Logorama* et Tokyo.

Entendons nous bien, je n’ai jamais été au Japon, mais c’est plus ou moins l’idée que je m’en fais. De grands boulevards, de grandes enseignes à néons partout, une ville moderne, un environnement propre et des gens portant des masques de pollution. La nourriture est plus que présente, restaurants, échoppes, impossible de mourir de faim ou d’oublier de manger.

Les vélos que j’avais l’habitude de voir en masse à Pékin, sont remplacés par encore plus de mobilettes.

Il y a des clochards et des fous, chose qu’on ne voit pas en Chine, parce qu’on les cache. Je trouve que finalement, il n’y a pas tellement d’étrangers (occidentaux)… je n’ai pas vu de noirs pour l’instant non plus et pourtant personne ne semble avoir de regards curieux à mon égard (en Chine c’était tout le temps).

Je n’ai pas non plus trop l’impression d’être entourée d’une foule de gens à ne plus savoir en respirer (à part dans les night market ou les rues sont plus étroites).

Pour ceux qui ont déjà été, il y a un coté Hong Kong, la foule et le coté multiculturel en moins.

La ville est entourée de montagnes et est particulièrement verte.

En gros, pour le moment, je ne sais pas en dire beaucoup plus, parce que je ne connais que deux ou trois quartiers, que je ne suis là que depuis quelques jours et que les balades sont limités à cause de la grosse pluie.

*logorama est un court métrage d’animation qui a reçu un oscar en 2010. Ce film montre  une course poursuite effrénée dans une ville de marques construite sur le modèle urbain américain.

(à voir ici : http://vimeo.com/10149605)

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Shida (師大), mon quartier dans Daan District.

Shida , c’est mon quartier. Shida , c’est le diminutif de National Taiwan Normal University. C’est un quartier d’étudiants Taiwanais et internationaux, situé au sud de la ville. Mon appart est à 5min à pied de l’unif, en plein dans le Shida night market.

Le night market, littéralement le « marché de nuit » est un espèce de labyrinthe de ruelles ou l’on trouve à manger, des habits, à manger, des habits et des cafés. Ces petites ruelles se remplissent de monde à partir de 5h de l’après-midi. Pour l’anecdote, malgré mon sens infaillible de l’orientation, je me suis perdu les 3 premiers jours en essayant de rentrer à la maison.

Attention, ne vous imaginez pas une ville, Shida, n’est pas plus grand que les marolles…

A Shida, on trouve de très bonnes adresses, j’ai hâte de découvrir. Pour l’instant, j’y ai mangé des nouilles et mon ami Yao Kuan, m’a fait découvrir un très bon restaurant Thai.

Le quartier vit le jour et la nuit. Je pense que la moitié des commerces doivent être ouvert 24h sur les grandes rues avoisinantes, et ferment vers 2h au night market.

J’aime beaucoup le quartier, même si je trouve qu’il y’a beaucoup d’enseignes internationales sur le gros axe qui mène à l’unif (starbucks, burger king, watson, subway..). Les petites rues me rappellent les hutongs (ruelles des vieux quartiers) de Pékin en légèrement plus moderne. J’écrirai plus sur le quartier dès que je l’aurais plus exploré.

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Pas du tout le même genre qu’une université Chinois, plutôt style américain. Je m’y suis rendu dès le 1er jour pour m’enregistrer. C’était étrange parce que je me suis retrouvée devant des gens qui font le même travail que moi… Mais moi contrairement à la plupart des étudiants de l’IHECS que j’ai inscrit, je suis venue avec mes documents.

Bon, donc je me suis présentée au bureau des inscriptions et s’en est suivi un parcours en 6 ou 7 steps qui a durée 2 /3 heures.

J’ai également passé un test de niveau… je me suis sentie bien seule. C’était un peu du niveau du test de chinois que j’ai du passer pour postuler à la bourse que j’ai eu. Et en plus, il était en chinois traditionnel (j’ai appris le simplifié).

L’oral a bien été, on verra dans quel groupe je suis. Je commence les cours le lundi 3 décembre, 3h par jours pendant 3 mois dans une classe d’environ 5 personnes. J’ ai hâte de commencer car pour l’instant je n’ose pas trop parler. Je ne suis plus sûre des tons, des mots… bref, commencer les cours m’aidera aussi à me faire plus de potes taiwanais.

J’ai reçu ma carte d’étudiante aussi… j’en parle parce qu’ici, cette carte est aussi la carte de métro, une espèce de carte proton pour les achats au supermarché, restaurants, etc.

L’université en elle-même est une université normale, c’est-à-dire qu’elle est spécialisée dans la formation des professeurs (National Taiwan Normal University – 國立臺灣師範大學).

Il parait que son centre de langue est le meilleur du pays. On verra qu’elle sera mon niveau à la fin du séjour…

Le premier jour, je ne sais pour quelle raison, je suis sortie avec écharpe, pull, veste, bonnet.. au bout de la rue, j ai du tout retirer tellement il faisait chaud. En fait, ici c’est tout simplement les tropiques. De tous mes voyages, je n’ai jamais connu un temps pareil. Le ciel est fidèle à la Belgique depuis que je suis là, c’est-à-dire gris… il faut lourd et depuis deux jours, il y a une pluie torrentielle !

Je me balade donc en tshirt avec un paraplui. Il parait qu’en été il fait une chaleur indescriptible. C’est sans doute la raison pour laquelle, les taiwanais sont,eux en veste et pull. Personnellement, j’ai l’impression de suer tout le temps.

Il est absolument impossible de prédire le temps, l’autre soir, ma veste n’était pas suffisante, d’autres jours je suis sur habillée. Je sais que je vais finir par m’y faire et à sortir avec la tenue adéquate.

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Donc, on trie et on trie vraiment (A pékin je me souviens qu’il y avait des poubelles de trie dans les métros, mais qu’au final, tout allait dans le même sac).
A l’appart, on a 5 poubelles différentes (Papier, Plastique, Cannette & Verre, Composte, autres déchets). Le système de ramassage est aussi différents :
Deux fois par jours, une délégation de camions de poubelle passent dans différents endroits du quartier. Ils passent à une heure précise, mais pour ne pas que tu oublies, il y a une musique qui averti tout le quartier. Cela me fait penser au marchand de glace quand j’étais petite. Bref, au son de la musique, les riverains descendent, sacs aux mains et se dirigent tous vers les différents camions de poubelle.

En gros, l’éboueur, c’est toi, moi, il… C’est plutôt pas mal comme système.
Concernant le composte, on garde les déchets dans un sac au congélateur, puis ma colocataire va les apporter, je ne sais pas où. Apparemment, beaucoup de gens font ça à cause de la chaleur.
J’ai également trouvé un article sur le site de chinatoday qui explique un peu le mesures prises à Taipei en matière de tri, recyclage et traitement des ordures à Taipei:

« Le traitement des déchets est un problème aussi grave pour les villes que la pénurie énergétique et le manque d’eau; il constitue un autre goulot d’étranglement du développement urbain. À l’Expo de Shanghai, plusieurs pavillons présentent les efforts déployés pour trouver une solution à ce problème.

Déchets de cuisine et meubles abandonnés

Le pavillon Cas Taipei définit un modèle de recyclage des déchets de cuisine et de récupération des meubles abandonnés. Le mode de vie chinois produit un gros volume de déchets de cuisine qui sont difficilement éliminés par l’incinération. En 2004, Taipei a encouragé la réutilisation de ces déchets.
Le gouvernement local a fourni gratuitement aux habitants des contenants de recyclage pour qu’ils séparent leurs ordures de cuisine de leurs autres déchets. Certains quartiers résidentiels ont même acheté des congélateurs de façon à pouvoir conserver ces déchets suffisamment frais pour qu’ils puissent être utilisés un peu plus tard comme aliments pour les porcs.

Les camions à ordures sont équipés de deux bennes, l’une pour les déchets de cuisine crus, et l’autre pour les aliments cuits. Les déchets crus sont vendus à des usines d’engrais, et ceux qui sont cuits, aux éleveurs de porcs. Selon M. Gao Weiyu, ingénieur du Bureau de protection de l’environnement de Taipei, le recyclage des déchets de cuisine procure au gouvernement municipal un montant annuel d’environ 2 millions de yuans qu’il réinvestit dans le tri et le traitement des déchets.

Taipei est également une histoire à succès en récupération de vieux meubles. Si les habitants ont des meubles dont ils ne veulent plus, il leur suffit de téléphoner au Bureau de protection de l’environnement de la ville; quelqu’un va venir chez eux pour les ramasser. Par la suite, une équipe spéciale du Bureau va réparer ces meubles, en publier la description dans Internet pour les vendre, et même les apporter à un marché d’articles d’occasion. Des ventes aux enchères de vieux meubles sont effectuées une fois par semaine, et les meubles sont octroyés au prix que les acheteurs veulent bien payer.

Le prix des meubles usagés réparés ne dépasse pas 10 % du prix des meubles neufs; ces vieux meubles réparés attirent donc beaucoup de clients. Comme dans le cas des déchets de cuisine, le revenu de la vente aux enchères des meubles abandonnés est versé à un fonds pour la protection de l’environnement. Les autorités de Taiwan ont promulgué des règlements pour restreindre le suremballage, ainsi que des sanctions pour les contrevenants. Pour que la quantité de déchets soit réduite à la source, les autorités encouragent également les habitants à éviter d’utiliser des contenants jetables et à ne pas acheter de produits avec suremballage. En fait, le pavillon Cas Taipei est un modèle de réutilisation des ressources; il est lui-même le résultat de la transformation d’une ancienne centrale thermique. Étant donné le succès de la campagne de réduction des déchets à Taipei, le troisième site d’enfouissement a été rayé du plan municipal de construction, et le deuxième, qui est en utilisation actuellement, ne sera plus nécessaire à la fin de cette année. L’objectif « zéro site d’enfouissement » de la ville sera bientôt réalisé.»

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J’ai laissé tombé l’idée d’arriver dans une ville avec mes bagages, sans logement, avec comme seul outil, mon guide de voyage et une adresse perdu dans les petites rues. Ca, c’était il y a 4 ans.

Aujourd’hui, j’ai grandi, je ne me sens plus la force de faire l’aventurière, blablabla…

Non non pas du tout, en fait, j’ai eu un coup de chance. Quelques jours avant mon arrivée, j’avais posté une annonce sur couchsurfing (le site web dédié aux voyageurs) en demandant de me prévenir si quelqu’un entendait une colocation. Très vite, j’ai reçu une réponse et très vite j’ai trouvé un appartement.

L’appartement, donc se trouve au 4e étage (ici le rez-de-chaussée est déjà le 1er donc en belge je devrais dire 3e) d’un immeuble de 5 étages.. Il y a 4 chambres, un salon, une cuisine (pas d’office dans les apparts puisque tous le monde mange dehors) et une salle de bain à partager à 3 (une des chambre est pourvue de sa propre salle de bains).

J’ai donc trois colocataires :

Il m’a fallu deux jours pour croiser quelqu’un… je commençais à me demander si il y avait réellement des gens. Il faut dire aussi qu’à 22h je m’écroulais et qu’à 5h du mat j’étais debout pour un départ autour des 8h. Apparemment ici tous les colocataires ont un horaire d’après-midi. Voici donc dans l’ordre d’apparition :

Antoine, je l’ai croisé sur un coup de vent, il est de Dijon est à Taipei dans le cadre d’un échange avec son école de commerce et me dit ne jamais être à l’appart. Il vient de partir pour 10 jours aux Philipines. Il est arrivé en septembre pour un semestre. Ne parle pas Chinois.

Kimberley, américaine, english teacher, originaire de l’Idaho, elle est là depuis 2 ans, en a marre et pense retourner faire un master aux states. Avant elle enseignait au petits, elle les décrit comme des « monsters », enseigne à présent aux adultes. Parle bien le chinois.

Mélanie, elle va s’installer dans les jours qui viennent, vient de passer un an dans une unif pourri, dit ne pas avoir appris le chinois correctement et va donc commencer des cours à mon unif. Elle est en séjour illégal (visa dépassé), va faire un aller retour Hong Kong, destination obligé quand on a des problème de visa en Asia. Elle a l’air drôle, elle est bretonne.

Concernant ma chambre, j ai tout réorganisé de façon feng shui pour que toutes les bonnes énergies soient de mon coté afin de passer un séjour parfait 😉

Elle est assez grande, parait-il, mais peu lumineuse.