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Prononcé yi ling yi (1-0-1 en chinois) par les uns ou « one 0-one » par les autres,  c’est LE gratte-ciel de Taïwan.

Inauguré à Taipei début 2004, il mesure 509 m de hauteur et 101 étages. Entre 2004 et 2008, il a été l’immeuble le plus haut du monde, détrônant les tours jumelles Petronas à Kuala Lumpur (452 m, Malaysie) et détrôné à son tour, mais cette fois-ci à plate couture, par la tour  Burj Khalifa à Dubai (828m). Malgré ce déclassement à la médaille d’argent au saut en hauteur, les ascenseurs de Taipei 101 restent les plus rapides du monde. 89 étages en 37 secondes soit 60 km/h.

Pour faire bref et précis, voici ce qu’en dit wiki :

« À la pointe de la technologie, la conception de Taïpei 101 possède également de nombreuses références à la culture chinoise et asiatique. La forme générale de la tour est ainsi celle d’une pagode, une construction traditionnelle asiatique. De même, l’agencement des bureaux et du bâtiment en général applique les principes du feng-shui, l’art chinois de l’utilisation harmonieuse des espaces. La tour est bâtie sur huit niveaux, le chiffre 8 étant symbole de prospérité, de longévité et de réussite pour les Chinois. Le nom du bâtiment a également été choisi avec soin. Faisait également référence avec le nombre d’étages, le nombre 101 fait également référence au nouveau siècle qui commença lors de la construction de la tour : 100 + 1. »

Etttt non,,vous n’aurez pas de vue panoramique,  je ne monterai pas au sommet!

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« Tu es nouvelle à Taipei ? »

C’est la question que m’a posé un expatrié anglophone alors que j’étais tranquillement assise dans le métro (MRT), attendant mon arrêt.

« oui » répondis-je.

« Mmm,  je le savais ! tu sais que manger, boire ou même chiquer est formellement interdit dans le métro ? » Me lance-il avec un sourire en coin.

« heuu non, je ne savais pas… », J’étais entrain de chiquer très discrètement (Et là, je suis sûre que vous m’imaginez mâcher mon chewin gum comme une grosse vache… Non ! Je chique toujours avec beaucoup de classe et d’élégance!).

« Hé bien, maintenant, tu sais ! Fais attention ! Tu pourrais recevoir une amende ! Bye», Fin de notre conversation surréaliste, il descend de la rame, me laissant avec un grand point d’interrogation… Est-ce une blague ? Une chose est sûre, c’est que mon chewing gum reste immobile dans ma bouche jusque la sortie de la bouche de métro !

Arrivée à la maison, je demande à ma colocataire, qui me confirme que chiquer est formellement interdit dans le métro et qu’elle s’est d’ailleurs retrouvée un jour face à un agent (carnet en main), prêt à verbaliser. Elle a bien sûre avaler son chewing gum ilicopresto jurant à l’agent qu’elle n’avait pas de chewing gum.

Parlons-en de ce métro:

 Il est ultra clean et de fait, en plus des différentes interdictions, il n’y a pas un trajet ou je n’ai pas vu une personne du service d’entretient. Un papier part terre, up , plus rien. Les usagers du MRT sont très respectueux, queue devant le métro avec marquage au sol, ligne à droite dans l’escalator pour les fainéants, passage libre à gauche pour les pressés. Des rames peu bruyantes. Bref,  Un service propre, rapide et efficace qui s’étend sur toute la ville ! La STIB à coté peu allé se cacher pour l’éternité.

Très récent, la première ligne du MRT (Mass Rapid Transit système) est mise en fonction en 1996. Ce projet, qui, dormait dans le tiroir d’un fonctionnaire depuis quelques années, était une solution idéale au problème de trafic dans la ville.

Le réseau compte aujourd’hui 10 lignes comprenant 112 km de voies et 102 stations.  Il transporte 1, 5 million de voyageurs par jour. Les indications sont en anglais et en Chinois. Le prix est en fonction de la longueur du trajet (on pointe en entrant et en sortant) et il est super raisonnable, environ 50 cent par trajet. Le MRT est ouvert tous les jours de 6h à minuit. C’est de toute évidence, le moyen le plus pratique de se déplacer dans la ville.

Pour 2020, le réseau comptera 300 km de voies donc le triple… A chaque station de métro, j’aperçois de grands panneaux encourageant les habitants à faire de Taipei une ville plus verte et en favorisant l’utilisation des transports en commun.

Il semble donc que la ville de Taipei aie visé haut avec des transports modernes et efficaces, ainsi que des stations villo dans toute la ville. Les alternatives à l’utilisation de la voiture sont de tailles. L’accessibilité et le bon fonctionnement du métro font croitre le nombre d’usagers de jours en jours ; l’objectif étant une meilleure qualité de vie à Taipei et des effets bénéfiques sur le plan environnemental. Une vraie politique donc en matière de transport en commun…

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En arrivant dans la ville, les deux premières choses qui me sont venus à l’esprit sont : Logorama* et Tokyo.

Entendons nous bien, je n’ai jamais été au Japon, mais c’est plus ou moins l’idée que je m’en fais. De grands boulevards, de grandes enseignes à néons partout, une ville moderne, un environnement propre et des gens portant des masques de pollution. La nourriture est plus que présente, restaurants, échoppes, impossible de mourir de faim ou d’oublier de manger.

Les vélos que j’avais l’habitude de voir en masse à Pékin, sont remplacés par encore plus de mobilettes.

Il y a des clochards et des fous, chose qu’on ne voit pas en Chine, parce qu’on les cache. Je trouve que finalement, il n’y a pas tellement d’étrangers (occidentaux)… je n’ai pas vu de noirs pour l’instant non plus et pourtant personne ne semble avoir de regards curieux à mon égard (en Chine c’était tout le temps).

Je n’ai pas non plus trop l’impression d’être entourée d’une foule de gens à ne plus savoir en respirer (à part dans les night market ou les rues sont plus étroites).

Pour ceux qui ont déjà été, il y a un coté Hong Kong, la foule et le coté multiculturel en moins.

La ville est entourée de montagnes et est particulièrement verte.

En gros, pour le moment, je ne sais pas en dire beaucoup plus, parce que je ne connais que deux ou trois quartiers, que je ne suis là que depuis quelques jours et que les balades sont limités à cause de la grosse pluie.

*logorama est un court métrage d’animation qui a reçu un oscar en 2010. Ce film montre  une course poursuite effrénée dans une ville de marques construite sur le modèle urbain américain.

(à voir ici : http://vimeo.com/10149605)

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Pas du tout le même genre qu’une université Chinois, plutôt style américain. Je m’y suis rendu dès le 1er jour pour m’enregistrer. C’était étrange parce que je me suis retrouvée devant des gens qui font le même travail que moi… Mais moi contrairement à la plupart des étudiants de l’IHECS que j’ai inscrit, je suis venue avec mes documents.

Bon, donc je me suis présentée au bureau des inscriptions et s’en est suivi un parcours en 6 ou 7 steps qui a durée 2 /3 heures.

J’ai également passé un test de niveau… je me suis sentie bien seule. C’était un peu du niveau du test de chinois que j’ai du passer pour postuler à la bourse que j’ai eu. Et en plus, il était en chinois traditionnel (j’ai appris le simplifié).

L’oral a bien été, on verra dans quel groupe je suis. Je commence les cours le lundi 3 décembre, 3h par jours pendant 3 mois dans une classe d’environ 5 personnes. J’ ai hâte de commencer car pour l’instant je n’ose pas trop parler. Je ne suis plus sûre des tons, des mots… bref, commencer les cours m’aidera aussi à me faire plus de potes taiwanais.

J’ai reçu ma carte d’étudiante aussi… j’en parle parce qu’ici, cette carte est aussi la carte de métro, une espèce de carte proton pour les achats au supermarché, restaurants, etc.

L’université en elle-même est une université normale, c’est-à-dire qu’elle est spécialisée dans la formation des professeurs (National Taiwan Normal University – 國立臺灣師範大學).

Il parait que son centre de langue est le meilleur du pays. On verra qu’elle sera mon niveau à la fin du séjour…

Donc, on trie et on trie vraiment (A pékin je me souviens qu’il y avait des poubelles de trie dans les métros, mais qu’au final, tout allait dans le même sac).
A l’appart, on a 5 poubelles différentes (Papier, Plastique, Cannette & Verre, Composte, autres déchets). Le système de ramassage est aussi différents :
Deux fois par jours, une délégation de camions de poubelle passent dans différents endroits du quartier. Ils passent à une heure précise, mais pour ne pas que tu oublies, il y a une musique qui averti tout le quartier. Cela me fait penser au marchand de glace quand j’étais petite. Bref, au son de la musique, les riverains descendent, sacs aux mains et se dirigent tous vers les différents camions de poubelle.

En gros, l’éboueur, c’est toi, moi, il… C’est plutôt pas mal comme système.
Concernant le composte, on garde les déchets dans un sac au congélateur, puis ma colocataire va les apporter, je ne sais pas où. Apparemment, beaucoup de gens font ça à cause de la chaleur.
J’ai également trouvé un article sur le site de chinatoday qui explique un peu le mesures prises à Taipei en matière de tri, recyclage et traitement des ordures à Taipei:

« Le traitement des déchets est un problème aussi grave pour les villes que la pénurie énergétique et le manque d’eau; il constitue un autre goulot d’étranglement du développement urbain. À l’Expo de Shanghai, plusieurs pavillons présentent les efforts déployés pour trouver une solution à ce problème.

Déchets de cuisine et meubles abandonnés

Le pavillon Cas Taipei définit un modèle de recyclage des déchets de cuisine et de récupération des meubles abandonnés. Le mode de vie chinois produit un gros volume de déchets de cuisine qui sont difficilement éliminés par l’incinération. En 2004, Taipei a encouragé la réutilisation de ces déchets.
Le gouvernement local a fourni gratuitement aux habitants des contenants de recyclage pour qu’ils séparent leurs ordures de cuisine de leurs autres déchets. Certains quartiers résidentiels ont même acheté des congélateurs de façon à pouvoir conserver ces déchets suffisamment frais pour qu’ils puissent être utilisés un peu plus tard comme aliments pour les porcs.

Les camions à ordures sont équipés de deux bennes, l’une pour les déchets de cuisine crus, et l’autre pour les aliments cuits. Les déchets crus sont vendus à des usines d’engrais, et ceux qui sont cuits, aux éleveurs de porcs. Selon M. Gao Weiyu, ingénieur du Bureau de protection de l’environnement de Taipei, le recyclage des déchets de cuisine procure au gouvernement municipal un montant annuel d’environ 2 millions de yuans qu’il réinvestit dans le tri et le traitement des déchets.

Taipei est également une histoire à succès en récupération de vieux meubles. Si les habitants ont des meubles dont ils ne veulent plus, il leur suffit de téléphoner au Bureau de protection de l’environnement de la ville; quelqu’un va venir chez eux pour les ramasser. Par la suite, une équipe spéciale du Bureau va réparer ces meubles, en publier la description dans Internet pour les vendre, et même les apporter à un marché d’articles d’occasion. Des ventes aux enchères de vieux meubles sont effectuées une fois par semaine, et les meubles sont octroyés au prix que les acheteurs veulent bien payer.

Le prix des meubles usagés réparés ne dépasse pas 10 % du prix des meubles neufs; ces vieux meubles réparés attirent donc beaucoup de clients. Comme dans le cas des déchets de cuisine, le revenu de la vente aux enchères des meubles abandonnés est versé à un fonds pour la protection de l’environnement. Les autorités de Taiwan ont promulgué des règlements pour restreindre le suremballage, ainsi que des sanctions pour les contrevenants. Pour que la quantité de déchets soit réduite à la source, les autorités encouragent également les habitants à éviter d’utiliser des contenants jetables et à ne pas acheter de produits avec suremballage. En fait, le pavillon Cas Taipei est un modèle de réutilisation des ressources; il est lui-même le résultat de la transformation d’une ancienne centrale thermique. Étant donné le succès de la campagne de réduction des déchets à Taipei, le troisième site d’enfouissement a été rayé du plan municipal de construction, et le deuxième, qui est en utilisation actuellement, ne sera plus nécessaire à la fin de cette année. L’objectif « zéro site d’enfouissement » de la ville sera bientôt réalisé.»

Juste pour avoir une idée globale, voici quelques chiffres:

Par ordre croissant :

6 Lignes de métro à Taipei

6 millions de touristes par an

8 îles forment l’ensemble de Taiwan

8 (+) Fuseau horaire (il y a 7 heures en plus qu’en Belgique)

23,6 est la moyenne de température à Taipei

100 NT$ (new taiwanese dollar) : 100 francs belges

101 (an) Selon le calendrier officiel taïwanais qui débute en 1901 (fondation de la république)

150 sources d’eau chaude

156 , nombre moyen d’objets « made in Taiwan » que tu as eu entre les mains (je plaisante)

886 (+) indicatif téléphonique de Taiwan

1566 km de cote (bein oui hein, c’est une île !)

3952 Point culminant (Yu shan – La montagne de Jade)

30 000 ans avant JC, Premiers signes de vie sur l’île

36 191 km2 (Belgique : 30 528 km2)

23 146 090 habitants (2 x la population de la Belgique)

Taiwan, est une île d’Asie située au sud-est de la République populaire de Chine.

Elle est entourée par la mer de Chine orientale au nord, par l’océan Pacifique à l’est et par la mer de Chine méridionale au sud.  Elle est également entourée au nord par le Japon et au sud par les Philippines. La capitale de l’île est Taipei.